Transfert de compétences : synthèse de l'enquête

Découvrez en quelques lignes, les principales conclusions de l'étude MIPS menée dans le milieu infirmier

L'enquête de la MIPS sur le "Glissement de tâches et le transfert de compétences" avait pour objectif de mettre en évidence les pratiques et le vécu des infirmiers interrogés au regard de ces deux sujets.

Profession infirmière : un cadre légal pas toujours connu et respecté

La première partie de cette étude visait à mesurer l’impact du glissement de tâches sur le quotidien des infirmiers. Pour les infirmiers ayant fait part de leur méconnaissance des textes régissant la profession, cela a pour conséquence un manque de repères quant à l’exercice dans un cadre légal ou non.
Les IDE sont les plus concernés par le glissement de tâches : 23,60 % considèrent qu’ils effectuent des tâches n’appartenant pas à leur domaine de compétences (parmi les personnes interrogées connaissant les textes) contre 20,86 % pour les IADE et 17,65 % pour les IBODE.
Certaines situations sont plus propices à ces pratiques : les cas d’urgence, le manque d’effectif ou l’absence d’un médecin ou d’un infirmier cadre.

Le transfert de compétences, une pratique encore peu développée

La deuxième partie consistait à mettre en évidence la pratique du transfert de compétences dans le milieu infirmier. Cette dernière est peu développée en considération des tâches prises en charge par des infirmiers alors qu’elles ne relèvent pas de leurs fonctions. Le fait que dans la plupart des cas, ce transfert de compétences s’initie par le biais d’une délégation non formalisée souligne le recours à un glissement de tâches. Alors que la moitié des infirmiers concernés par le transfert de compétences reporte que cette pratique fait partie intégrante de leur activité, seulement 44 % ont bénéficié d’une formation permettant de mettre en œuvre ces nouvelles tâches.
Enfin, l’appréciation de cette démarche diverge selon si les infirmiers interrogés sont ou non impliqués dans une évolution vers un transfert de compétences. Il est vu comme une reconnaissance de leurs compétences pour les infirmiers concernés et comme comportant des risques mal maîtrisés pour les autres.

Etude réalisée par la Junior Entreprise de l’ESC Grenoble

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